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 Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...

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marie45310
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MessageSujet: Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...   Ven 13 Déc - 12:05

Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...
Le mode de transmission des virus peut expliquer leur préférence pour l'hiver


Les virus sont partout et sévissent depuis des millions d’années. Aucune forme de vie n'est épargnée, surtout pas l’homme. Du SIDA au SRAS (= syndrome respiratoire aigu sévère), en passant par la variole ou l’hépatite C, les pathologies virales ont décimé les populations et attisent en permanence le spectre de la catastrophe sanitaire. D'autres cependant, sont plus courantes et moins dangereuses pour la santé.

Véritable "stars" de l’hiver, la grippe, la gastro-entérite et le rhume font parler d'elles à cette époque de l'année. Leur seuil épidémique est systématiquement atteint durant cette saison, marquée par le froid et le faible taux d’ensoleillement. Mais quel rôle joue le climat dans l’émergence de ces pics épidémiques ? Y-a-t-il plus de virus dans l’air ? Notre organisme est-il plus fragile ?

Avant de répondre à toutes ces questions, il faut rappeler à quel point le monde des virus est vaste. Inconnu jusqu' à la fin du XIXème siècle, il reste encore aujourd’hui largement inexploré, faute de moyens techniques suffisants. De fait, peu de recherches ont été effectuées sur l’écologie virale de l’air, ainsi que la manière dont ces entités interagissent avec l’environnement. On sait toutefois que certains virus se transmettent essentiellement par l’air, alors que pour d’autres, c’est le contact qui est déterminant. Cela s’explique en fait par la morphologie des virus.
A la base, tous ont un mode de fonctionnement identique : le virus pénètre dans l’organisme, s’introduit dans une cellule, puis libère son matériel génétique à l’intérieur de celle-ci. Ce matériel force ensuite la cellule parasitée à fabriquer des centaines de copies du virus qui vont s’accumuler à l’intérieur de cette dernière. Lorsque les virus sont en nombre suffisant, ils quittent la cellule à la recherche d’autres proies. C’est ici que l’on peut observer une différence majeure entre deux catégories de virus.

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marie45310
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MessageSujet: Re: Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...   Ven 13 Déc - 12:10

Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...


Certains virus, pour quitter la cellule infectée, vont la faire éclater en perçant la membrane cellulaire. D’autres vont la quitter, par « bourgeonnement », en s’enroulant dans cette même membrane. De fait, ces virus sont dit « enveloppés » par une membrane cellulaire : le péplos. Paradoxalement, cette enveloppe ne les protège pas. Au contraire, elle les rend plus fragiles ! Loin d’être une cuirasse supplémentaire, elles sont, à l’inverse, le talon d’Achille des virus du genre. Le péplos a hérité de la fragilité des membranes cellulaires dont il dérive. Or, un virus doit être entier pour être infectant. Il existe ainsi deux endroits où les enveloppes vont se dégrader rapidement : dans le milieu extérieur et dans le tube digestif. Dans ces mêmes endroits, les virus « nus », c'est-à-dire sans enveloppe, vont résister beaucoup plus longtemps. Cette différence est capitale pour expliquer le mode de transmission de certaines maladies et des épidémies qui en découlent.



Les virus « enveloppés » : le cas de la grippe

La grippe fait partie intégrante des virus recouverts d’un péplos. Les virus qui sont responsables de cette maladie bien connue ne survivent donc pas longtemps dans l’air, car ils vont être inactivés par deux facteurs : la température et la sécheresse.
Est-ce que cela veut dire que l’on ne peut pas être contaminé par l’air ? Non, bien au contraire ! C’est même quasiment la seule voie de contamination possible car un virus de la grippe ne peut survivre très longtemps dans la poussière ou sur une surface extérieure comme les mains. La contamination se fait par voie aérienne lorsque deux personnes sont très rapprochées : l’individu sain respire directement les microgouttelettes infectantes projetées par la toux de l’individu grippé. Ainsi, les virus ne transitent pas longtemps dans l’air. Mais cette brève survie dans l’air est favorisée lorsque l’air est humide et froid, le péplos craignant la chaleur et la sécheresse. Cette particularité explique en partie pourquoi la grippe sévit avant tout l’hiver.
Les virus « nus » : le cas de la gastro-entérite

Mais il existe également des épidémies hivernales causées par des virus « nus ». Ces derniers sont particulièrement résistants, dans l’air comme dans le tube digestif. Leur transmission se fait aussi par voie aérienne, mais surtout, par contamination indirecte faisant intervenir les selles : 1g de matière fécale d’un individu infecté peut contenir jusqu’à 10 milliards de particules virales ! Par manque d’hygiène, l’individu infecté présente alors de nombreux virus sur les mains qu’il dépose sur des objets ou des aliments. Un individu sain, en touchant l’objet ou en ingérant les aliments souillés, est alors contaminé à son tour. L’eau peut également être un vecteur important car les virus nus y résistent bien. Pourtant, si la gastro-entérite frappe avant tout en période hivernale, ce n’est pas le cas pour toutes les maladies causées par ce type de virus. Certaines, comme la poliomyélite, surviennent même davantage… en été ! Comment l’expliquer ? En fait, puisque chaque virus est différent, leur mode de transmission le sera également. Néanmoins, un certain nombre d’hypothèses ont été avancées pour tenter d’expliquer ce phénomène hivernal.
Un seul virus, et c’est l’infection ?

Il ne suffit pas qu’un virus pénètre dans l’organisme pour que l’on soit infecté. La dose pathogène, c'est-à-dire la quantité de virus nécessaire à l’infection, diffère en fonction du virus. Par exemple, celle concernant le rotavirus (gastro-entérite) est estimée à environ 10 à 100 particules virales.
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MessageSujet: Re: Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...   Ven 13 Déc - 12:15

Des hypothèses pour expliquer les épidémies hivernales



Ce n’est pas un mythe : on meurt chaque année plus souvent en hiver qu’en été. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les expressions « passer l’hiver » ou « attraper froid » ont su traverser l’histoire et sont encore employées aujourd’hui. En 2006, une étude1 a ainsi évalué à 15 000 le nombre de décès supplémentaires survenant chaque année à cette période de l’année. Cet excédent est en partie lié à une hausse du nombre de maladies respiratoires comme la grippe, le rhume ou la bronchite. Quelle explication a été avancée en premier lieu par la communauté scientifique ? La promiscuité.
Confinement et manque d'aération

En 2009, en France, l’Institut de veille sanitaire sur la physiologie du froid a ainsi tranché pour cette hypothèse pour expliquer les épidémies hivernales2. « La tendance à la concentration de la population dans des espaces confinés et peu ventilés (lorsqu’il fait froid) augmente le risque d’infections croisées », indique-t-il. En d’autres termes, si on tombe malade l’hiver, c’est parce qu’on se blottit les uns contre les autres près de la cheminée ou que nous fréquentons davantage les lieux de collectivité que sont les magasins, les restaurants, les transports en commun, les bureaux... Le confinement et le manque d’aération sont certes des éléments déterminants mais ne peuvent expliquer totalement les épisodes épidémiques.
Plus de virus dans l'air ?

Une autre explication a été avancée : il y aurait plus de virus dans l’air en hiver. Cette hypothèse est particulièrement difficile à prouver compte tenu de la taille microscopique des virus et de notre faible outillage en la matière. Une équipe sud-coréenne est néanmoins parvenue à analyser l’air qui nous entoure et a publié ses résultats3. Ces chercheurs ont travaillé sur trois sites différents : un quartier résidentiel de Séoul, une forêt et un complexe industriel. Leur expérimentation consistait à filtrer tous les éléments de l’air inférieurs au micromètre, puis d’en extraire l’ADN éventuel et d’en étudier les séquences. Le résultat est bluffant : dans un mètre cube d’air, on trouve entre 2 et 40 millions de virus ! Ainsi, sans le savoir, nous inhalons jusqu’à 400 000 virus par minute. Pas de panique cependant, puisque l’extrême majorité de ces virus ne nous concerne pas. Il ne faut pas oublier que les virus sont spécifiques aux espèces qu’ils attaquent : il en existe contre les arbres, les champignons et même… contre les bactéries ! L’enseignement majeur de cette étude réside en fait dans les variations observées. Et celles-ci ne sont pas liées aux sites de collectes mais aux saisons auxquelles les relevés ont été effectués. Ainsi, le taux de virus dans l’air atteint indéniablement un pic en janvier, avant de décliner progressivement après le printemps.

Nous avions donné une première explication à ce phénomène dans la première partie de cet article avec la survie augmentée des virus « enveloppées » en période de froid. En 2008, des chercheurs avaient tenté de la démontrer avec une expérience sur des cochons d’Inde malades et non malades4. Pour ce faire, ils ont étudié la propagation du virus en variant la température et l’humidité. Il s’est avéré qu’une température de 5°C et un degré d’humidité de 20% étaient idéales pour la transmission virale. D’autres chercheurs ont essayé d’apporté des éclaircissements au phénomène. Philip Rice, de l’Hôpital Saint-Georges de Londres, a suggéré dans une étude le rôle des UV dans la réduction des épidémies. Selon lui, ces rayons dégraderaient naturellement les virus. Or, au cours de l’hiver, l’ensoleillement est minimal, et donc l’exposition des virus à ces rayons également. Cela expliquerait pourquoi ils sont présents en plus grand nombre dans l’air…

Efficace le masque ?

Si les virus sont plus nombreux dans l’air en hiver, pourquoi ne pas porter un masque lorsque l’on se rend dans un espace public confiné ? L’idée est séduisante sur le papier (bien qu’inesthétique) mais s’avère en réalité décevante en pratique. D’abord parce qu’il existe de nombreuses contrefaçons, et qu’il faut veiller à n’acheter que des masques agréés (FFP2 ou chirurgicaux). Ensuite, parce qu’ils ne sont jamais efficaces à 100%, les virus étant largement capables de passer au travers5. L’avantage est qu’ils bloquent efficacement les « gouttelettes » de salive projetées par la toux. Enfin, leur durée de protection est faible : de trois à six heures6. En fait, ils devraient être réservés en cas de pandémie grippale.


Un système immunitaire plus faible l’hiver ?

Les virus seraient donc plus nombreux l’hiver… Et si, en plus, nous étions plus vulnérables à cette époque de l’année ? Cette théorie historique, mais jamais complètement prouvée par la communauté scientifique, a toujours la côte.

Il existe de nombreux mécanismes pour nous prémunir des virus, et notamment ceux qui se transmettent essentiellement par voie aérienne. Ainsi, les cavités nasales et les sinus sont tapissés d’un revêtement (la muqueuse nasale) qui fabrique du mucus. Celui-ci a pour rôle de piéger les bactéries, virus ou autres microbes qui emprunteraient ce chemin. Mais cette barrière serait amoindrie l’hiver. Lorsque nous inspirons de l’air froid, de nombreux vaisseaux sanguins le réchauffent en lui transmettant la chaleur du sang. C’est à cause de ce phénomène que nous avons le nez rouge quand il fait froid. Mais ce transfert de chaleur humidifierait l’air au détriment de la paroi nasale, rendant l’accès aux virus et bactéries plus aisée. Il ne s’agit pas de la seule hypothèse dans le genre : certains estiment que le froid ralentirait le système immunitaire ou le rendrait moins réactif. D’autres pensent que le froid irriterait les voies nasales et bronchiques, tandis que le manque de lumière caractéristique de la saison hivernale aurait un rôle néfaste sur l’immunité. A ce jour, il reste difficile de prouver la validité de ces hypothèses, mais il y a fort à parier que les années à venir seront riches d’enseignements en la matière…

De la vitamine C pour renforcer son organisme ?

Prendre de la vitamine C pour éviter les rhumes, une idée reçue ? Pas sûr ! Une étude7 a montré que des doses de 250 mg à 1 g de vitamine C par jour, de 3 à 8 semaines juste avant et pendant l’hiver, pouvaient réduire le risque de contracter un rhume. En revanche, elle serait inefficace pour en réduire la durée ou la gravité.

Martin Lacroix





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laurent 34

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MessageSujet: Re: Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...   Ven 13 Déc - 14:10

merçi marie pour ces articles très interressants!!!
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MessageSujet: Re: Virus : pourquoi ils préfèrent nous attaquer l'hiver...   

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