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 Evolution de la BPCO après arrêt du tabac

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marie45310
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MessageSujet: Evolution de la BPCO après arrêt du tabac   Ven 25 Mar - 12:20

Evolution de la BPCO après arrêt du tabac

Le sevrage tabagique est bénéfique pour tous, à tout âge. C'est encore plus vrai pour les personnes souffrant d'une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladie qui regroupe la bronchite chronique obstructive, l'emphysème...): l'arrêt du tabac est le principal traitement, et cela à tous les stades. Le point sur les connaissances actuelles.

BPCO: le sevrage tabagique première thérapeutique

Les études, réalisées depuis les années 1990, qui restent peu nombreuses malgré l’ampleur de cette maladie, montrent que le sevrage tabagique apporte de nombreux bénéfices aux fumeurs souffrant de BPCO. Cela entraîne une diminution des symptômes -toux, respiration sifflante- dans les formes peu sévères de BPCO. Dans les formes sévères, l'arrêt du tabac permet de stabiliser la perte du souffle et de faire régresser l'expectoration et la toux. (1) Le sevrage tabagique ralentit le déclin du volume expiratoire maximum par seconde (VEMS). Une étude datant de 2000 a montré que l'arrêt du tabac restaurait un déclin annuel du souffle proche de la normale : diminution annuelle du VEMS de -30ml/an pour un non-fumeur, -31ml/an pour un ex fumeur, -62ml/an pour un fumeur).(2) En outre, l'arrêt du tabac diminue la colonisation microbienne bronchique et permet une certaine restauration des défenses locales, ce qui réduit d'autant le risque d'exacerbations. Ces exacerbations ont  comme conséquences des antibiothérapies longues, voire des hospitalisations. Enfin, le sevrage tabagique permet une meilleure efficacité des médicaments, les corticoïdes en particulier, qui sont inefficaces chez le fumeur. (3) L'arrêt du tabac entraîne ainsi une baisse considérable de la mortalité par BPCO. Dans l'ensemble, les études qui ont été réalisées soutiennent l'idée que même dans les cas de BPCO sévère, l'arrêt du tabac améliore la survie par rapport à un fumeur qui continue de fumer. Les bénéfices de l'arrêt du tabac sur les effets de la maladie sont rapides: une étude a montré que les participants qui ont arrêté de fumer ont vu leur VEMS amélioré dans l'année qui a suivi l'arrêt, et cela même chez les gros fumeurs, les fumeurs âgés, ceux qui ont une faible capacité pulmonaire ou souffrent d'une hyperréactivité bronchique. (4) La Lung Health Study était arrivée aux mêmes conclusions: dès la première année, ceux qui avaient arrêté de fumer présentaient moins de symptômes de la BPCO, à savoir toux chronique, expectorations, dyspnée, sifflements respiratoires. A noter: il semblerait que les femmes bénéficient encore plus de l'arrêt du tabac, si l'on considère l'évolution de la fonction respiratoire. L'arrêt du tabac est donc le traitement prioritaire de la BPCO. Lui seul permet d'interrompre la progression de l'obstruction bronchique et de retarder l'apparition de l'insuffisance respiratoire.

BPCO: un sevrage tabagique difficile

Le sevrage tabagique des personnes souffrant de BPCO est difficile. Les raisons? Niveau élevé de consommation et ancienneté du tabagisme, forte dépendance, sédentarité plus fréquente, niveau socio-économique et intellectuel moins élevé. Ainsi, peu de patients BPCO parviennent à s'arrêter de fumer. Les études ont montré que certains minimisent les risques liés au tabagisme, que d'autres ne croient pas aux bénéfices de l'arrêt ou doutent de leurs capacités à arrêter de fumer. Les femmes ont encore plus de difficultés que les hommes, avec un risque accru de troubles anxio-dépressifs. (5)  La réduction du tabagisme peut être un premier objectif, même si c'est le sevrage qui doit être l'objectif final. En effet, une diminution du tabagisme présente certains effets positifs. La réduction du tabagisme limite déjà la baisse du VEMS. C'est ce qu'a montré entre autres la Lung Health Study: les fumeurs qui oscillent entre arrêt et reprise du tabagisme avaient un déclin de la fonction pulmonaire moindre que celui des fumeurs persistants (-63ml/an chez les fumeurs, -34ml/an si arrêt du tabagisme et -44ml/an si arrêt intermittent). Autre avantage d'une réduction du tabagisme: elle augmente la motivation à arrêter, chez les personnes qui n'ont pas l'intention d'arrêter de fumer.

BPCO et emphysème: le sevrage tabagique en pratique

Les personnes souffrant de BPCO doivent absolument être aidées pour arrêter de fumer. Le premier traitement est le traitement substitutif nicotinique (timbre, gomme, comprimé à sucer...). La Lung Health Study  menée pendant 11 ans sur 5887 patients atteints de BPCO a montré que l'utilisation de  gommes à 2mg de nicotine ad libitum associée à des séances de  soutien en groupe permettait d'obtenir un taux d'arrêt triple dans le groupe d'intervention par rapport au groupe témoin (avec placebo). Le taux de sevrage était de 22% dans le groupe d'intervention, taux élevé. Ce traitement a été parfaitement toléré, sans aucun effet secondaire important. La Lung Health Study a aussi permis de démontrer que ce traitement diminue la mortalité. (8)  Le bupropion apparaît aussi comme une aide efficace et bien tolérée. Une étude menée en 2011 a montré qu'une prise continue de bupropion double pratiquement le taux d'abstinence à plus de 12 semaines chez les fumeurs souffrant d'un début de BPCO ou d'une BPCO modérée. Les effets durent jusqu'à 3 mois après l'arrêt. (6) Le bupropion apparaît particulièrement intéressant en cas d'échec de la substitution nicotinique, en particulier chez les femmes avec des antécédents dépressifs. Des études récentes font apparaître que le bupropion peut permettre une réduction de la consommation de tabac et un accroissement du taux de réussite lors de l'arrêt qui suit (7). Autre médicament qui a fait l'objet d'étude sur le sevrage tabagique des personnes atteintes de BPCO, la varénicline. Une étude a été conduite en 2011 sur 504 fumeurs souffrant de BPCO légère à modérée: aux semaines 9 à 12, le taux d'abstinence obtenue était significativement plus élevé dans le groupe varénicline que dans le groupe placebo. Les thérapies comportementales et cognitives (programmes longs) doivent être associées aux médicaments pour un meilleur résultat.
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