Forum BPCO, Emphysème, Maladies Respiratoires, Sevrage Tabac
Bonjour et bienvenue sur le forum
Il existe un post de présentation pour vous et libre à vous ensuite de poster dans les différentes catégories qui vous intéressent. :)
http://bpcopneumologie.forumgratuit.org/post?f=3&mode=newtopic
A bientôt
marie45310


Forum BPCO, Emphysème, Maladies Respiratoires, Sevrage Tabac

Forum BPCO, Emphysème, Maladies Respiratoires, Sevrage Tabac
 
AccueilPortailPublicationsFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Adieu Gnourf
Pour Marc,Thier,Elkendie,Domy -Soizic-Gladys-Plume-Jean-marie-La vache qui tache-Gnourf
Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler.

Partagez | 
 

 Bilan 2011 : les avancées en pneumologie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
marie45310
Admin fondatrice
Admin fondatrice
avatar

Féminin Poissons Cheval
Date de naissance : 05/03/1954
Age : 63
Localisation : Patay(loiret)
Humeur : Je vais bien

MessageSujet: Bilan 2011 : les avancées en pneumologie   Jeu 12 Jan - 16:32

Bilan 2011 : les avancées en pneumologie


Ce qu’il faut retenir en pneumologie


[Source : Article de Aude ALLAIRE-BERRA, Impact Santé.fr du 28 décembre 2011]

La BPCO, pathologie phare en 2011


  • Avec une inflation galopante du nombre de patients atteints de BPCO, les avancées 2011 font figure de véritable manne dans le monde médical. Un peu d’optimisme… Enfin !
  • Deux millions d’exacerbations par an dont 40 000 à 60 000 justifient une hospitalisation… La prise en charge de la BPCO dont la prévalence ne cesse d’augmenter, reste un problème majeur pour le praticien en 2011. Publications et AMM, témoigne cette année du dynamisme de la recherche pour cette pathologie. « 2011 est une année importante dans la prise en charge de la BPCO à trois titres, » commente le Pr Michel Aubier, pneumologue à l’hôpital Bichat, unité fonctionnelle, centre d’investigation clinique, « A l’instar de l’asthme, de grandes études ont mis en évidence que la BPCO n’est pas une entité unique. Différents phénotypes ont été identifiés notamment en fonction du nombre d’exacerbations, des symptômes présents. Certaines par exemple présentent des symptômes de bronchite (toux et expectoration) plus que d’autres… Cette découverte entraînera sans doute le même type d’évolutions de la prise en charge que celles connues dans l’asthme, à savoir la détermination des traitements en fonction de chaque phénotype.
  • En second lieu, l’arrivée de nouvelles molécules, tiotropium, indacaterol, roflumilast, permettent de proposer dès les stades précoces, des traitements continus ou ponctuels en fonction de la symptomatologie et de son évolution. Ainsi, le prescripteur dispose pour un traitement en continu de plusieurs options possibles avec les bêta-2 agonistes inhalés de longue durée d’action (salmétérol, formotérol) ou les anticholinergiques (ipatropium, oxitropium). L’indacatérol dernier agoniste bêta-2 adrenergique de longue durée d’action disponible est quant à lui intéressant pour sa durée d’action de 24 heures. Enfin l’association des bêta-2 agonistes et des anticholinergiques apporte une amélioration des capacités respiratoires intéressante, même à des stades II ou III. D’autres molécules, ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché à l’étranger, devraient également bientôt arriver sur le marché notamment des protéases.
  • Enfin, les recommandations internationales changent. GOLD 2011 modifie la caractérisation des stades de sévérité notamment. J’espère que ses recommandations bénéficieront d’une large diffusion auprès des généralistes. Ils sont en première ligne pour détecter une BCPO suffisamment tôt et demander une fonction respiratoire au moindre doute. Les progrès de la prise en charge permettent aujourd’hui influer radicalement sur l’évolution d’une BPCO naissante. Une opportunité que tous les praticiens doivent garder à l’esprit… » conclut le spécialiste.



Différents phénotypes identifiés en fonction des exacerbations pour les BPCO sévères


  • Durant 3 ans, l’étude ECLIPSE a analysé la corrélation entre le risque d’exacerbation et les différents symptômes et comorbidités des patients.
  • L’étude de cohorte ECLIPSE a inclus sur une période de 3 ans 2 154 patients présentant une BPCO. Dans cette étude observationnelle, 22 % des patients au stade 2 (classification GOLD), 33% de ceux en stade 3 et 47% de ceux au stade 4 avaient des exacerbations fréquentes, deux ou plus au cours de la première année de suivi.
  • Un phénotype lié à la fréquence des exacerbations a pu être mis en évidence en fonction des antécédents d’exacerbations. Il s’est avéré fiable dans la prédiction de la fréquence des exacerbations sur les 3 années suivantes. Les principaux résultats montrent également que les patients ayant présenté au moins une exacerbation sévère ont un IMC plus bas, une fonction pulmonaire plus altérée, marchent moins et ont plus d’emphysème.
  • L’index BODE est plus élevé, mais l’âge et la prévalence du tabagisme sont comparables à ceux des patients n’ayant pas présenté d’exacerbation ou n’ayant présenté qu’une exacerbation modérée. Leur qualité de vie est altérée et les symptômes respiratoires ou non (asthénie, dépression) sont plus importants.
  • Enfin, outre son association avec des comorbidités et les exacerbations antérieures, le phénotype de BPCO sévère à risque élevé d’exacerbations était indépendamment associé à d’autres symptômes notamment gastriques, une mauvaise qualité de vie et une élévation des globules blancs.

De nouvelles recommandations GOLD pour la BPCO en 2011


  • GOLD, Global initiative for chronic obstructive lung disease, a publié en novembre 2011 de nouvelles recommandations pour le diagnostic, la prise en charge et la prévention de la BPCO.
  • Le précédent guidelines de 2000 vient d’être revu par le consensus international d’experts qui souhaite privilégier trois axes. Le premier concerne les objectifs du traitement : réduire les symptômes à court terme et éviter à long terme l’impact sur la santé et la qualité de vie du patient.
  • Deuxièmement la classification des différents stades a été revue. « Ils ne sont plus seulement caractérisés par la fonction respiratoire mais aussi par les symptômes, fréquence des exacerbations, qualité de vie, » explique le Professeur Michel Aubier, pneumologue à l’hôpital Bichat, pôle Thorax-vaisseaux, service de Pneumologie A. Quatre grades ont été définis selon ces critères : BPCO modérée avec peu de symptômes, BPCO modérée avec symptômes nombreux, BPCO sévères avec peu de symptômes, BPCO sévères avec nombreux symptômes.
  • Enfin, le sevrage tabagique, quel que soit la sévérité de la BPCO, la vaccination anti-pneumococcique et contre la grippe, l’éducation du patient restent mis en avant. La place des différents traitements, en fonction notamment de l’arrivée de nouvelles molécules est également précisé.
Revenir en haut Aller en bas
http://mescaniches.blog4ever.com/blog/index-110318.html
 
Bilan 2011 : les avancées en pneumologie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum BPCO, Emphysème, Maladies Respiratoires, Sevrage Tabac :: AFFECTIONS RESPIRATOIRES - BPCO - EMPHYSEME :: Documentations Maladies-
Sauter vers: