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 Des nouvelles preuves de l'effet anticancéreux de l'aspirine

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marie45310
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MessageSujet: Des nouvelles preuves de l'effet anticancéreux de l'aspirine    Sam 31 Mar - 14:57

Des nouvelles preuves de l'effet anticancéreux de l'aspirine


Oxford, Royaume-Uni - L'administration quotidienne de 75 mg d'aspirine réduit fortement la mortalité par cancer et prévient le risque de métastases, selon trois nouvelles études publiées dans le Lancet et menées par l'équipe du Pr Peter M. Rothwell, fondateur de l'Unité de recherche sur la prévention des accidents vasculaires cérébraux à l'Université d'Oxford (Royaume-Uni). Les bénéfices sont particulièrement évidents sur les adénocarcinomes, qui sont les tumeurs les plus fréquentes et sur les cancers gastro-intestinaux

Ces données confirment les résultats d'études réalisées auparavant et notamment ceux obtenus par la même équipe l'année dernière, qui avaient mis en évidence une réduction d'environ 34% de la mortalité globale par cancer 5 ans après la mise en place de cette stratégie préventive

« La prévention du cancer pourrait devenir la principale justification de l'utilisation de l'aspirine dans ce contexte [en prophylaxie] », écrivent les auteurs.

Un enthousiasme quelque peu pondéré par les Drs AndrewT. Chan et NancyR, Cook (Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis) dans un éditorial accompagnant les études. Ces derniers soulignent que les données analysées sont issues d'essais destinés à l'origine à évaluer les bénéfices de l'aspirine sur le plan cardiovasculaire et que les auteurs n'ont pas inclus les données des deux plus grands essais de prévention primaire que sont la Women's Health Study (WHS) et la Physicians' Health Study (PHS) [5].

Un risque de cancer diminué de 37% à partir de 5 ans


La première étude a regroupé les résultats de 51 essais qui ont comparé la prise quotidienne d'aspirine à l'absence de prise d'aspirine pour prévenir les événements cardiovasculaires [1]. Résultat : l'analyse de 34 essais (n= 69 224, 89% de la cohorte totale), montre que le nombre de décès par cancer est moindre dans le groupe qui reçoit de l'aspirine par rapport au groupe contrôle (562 vs. 664 décès, RR=0,85, p=0,008). La réduction atteint 37 % lorsque que l'aspirine est prise quotidiennement au moins 5 ans.

Dans la deuxième étude, l'équipe a analysé les données de 5 grands essais randomisés de prévention des événements cardiovasculaires par la prise quotidienne d'aspirine (75 mg ou plus) au Royaume-Uni . La cohorte a regroupé 17 285 participants dont 987 ont développé un cancer solide au cours des six ans et demi de suivi. Le risque de cancer avec des métastases à distance est alors réduit de 36% et celui des adénocarcinomes de 46% (p=0,0007). Parmi les patients atteints d'adénocarcinome sans métastases au moment du diagnostic, la prise d'aspirine réduit même le risque de métastases de 70%.

En outre, la prise quotidienne d'aspirine est associée à une diminution des décès dus au cancer chez les personnes qui ont développé un adénocarcinome, en particulier en l'absence de métastases au moment du diagnostic (réduction de 50 %, p=0,0006). L'aspirine diminue le risque d'adénocarcinomes mortels (RR=0,65, p=0,0002) mais pas le risque d'autres cancers mortels (RR=1,06, p=0,64). Ces résultats sont indépendants de l'âge et du genre, mais les bénéfices absolus semblent supérieurs chez les fumeurs, d'après les auteurs.

Enfin, la troisième étude publiée dans le Lancet Oncology a analysé les effets de l'aspirine sur les métastases mais, cette fois, en réalisant une revue systématique comparant les études observationnelles vs randomisées

Les chercheurs ont réalisé cette comparaison car si les essais randomisés peuvent établir clairement le risque de cancer colorectal ou d'autres tumeurs solides et des métastases, ils manquent de puissance statistique pour montrer les effets sur les cancers moins fréquents et sur les cancers de la femme. Les études observationnelles et cas-contrôle peuvent aider à obtenir ces données.

Globalement, les résultats des études observationnelles sont superposables à ceux des essais randomisés. Ils montrent que la prise régulière d'aspirine diminue le risque à long terme de développer un cancer colorectal (- 40 %). L'administration quotidienne d'aspirine est également associée à une baisse du risque à long terme des cancers de l'œsophage, de l'estomac, des voies biliaires et du sein. L'effet le plus important concerne les cancers gastro-intestinaux.

Concernant les métastases, dans 5 études observationnelles, l'utilisation régulière d'aspirine est associée à une diminution des cancers avec des métastases à distance (RR=0,69, p<0,0001) et dans 7 autres, elle n'est pas associée à une baisse de la dissémination du cancer (RR=0,98, p=0,71). Ces données sont similaires à celles observées dans les essais randomisés.

Recommander l'aspirine en prophylaxie est prématuré


Dans l'éditorial accompagnant l'article, Andrew T. Chan et Nancy R, Cook notent que ces résultats sont intéressants mais qu'ils présentent un certain nombre de limites.

La première est que les auteurs ont exclu les deux plus grands essais de prévention primaire, la WHS qui a enrôlé 39 876 femmes traitées un jour sur deux par 100 mg d'aspirine pendant 10 ans et la PHS dans lequel 22 071 hommes ont été traités par 325 mg d'aspirine un jour sur deux sur 5 ans. Ces deux études ont été exclues en raison des possibles différences d'effets biologiques entre la prise d'aspirine un jour sur deux et la prise quotidienne. Les éditorialistes signalent que, pour l'instant, dans ces deux études, l'aspirine n'est associée pas à une réduction du risque de l'incidence du cancer colorectal, de l'ensemble des cancers ou de la mortalité.

Pour les éditorialistes, ce sont les résultats définitifs de la WHS (publiés l'an prochain) et de la PHS qui permettront de trancher la question.

Néanmoins, jusqu'à ce que les résultats des études WHS et PHS soient disponibles, « cette impressionnante collecte de données nous approche un peu plus de l'élargissement des recommandations en faveur de l'utilisation de l'aspirine », indiquent les Drs Chan et Cook.

Parmi les autres limites de ces analyses, les auteurs n'ont utilisé que 6 essais randomisés pour analyser l'impact de la prise d'aspirine à faible dose en prévention primaire du cancer.

Parallèlement, aucune information sur le dépistage des cancers et sur la surveillance ne sont disponibles parce que les études incluses ont été conçues à la base pour évaluer les événements cardiovasculaires.

Enfin, autre facteur à considérer : les effets secondaires de la prise quotidienne d'aspirine. L'équipe de Peter Rothwell a constaté une augmentation du risque de saignements majeurs au début des essais qui diminue avec le temps pour disparaître après trois ans de traitement.

Selon les Drs Chan et Cook, bien qu'il semble que les bénéfices vasculaires et anti-cancéreux de l'aspirine dépassent les risques d'hémorragies majeures, d'autres effets secondaires moins graves comme des saignements moins importants, mais qui peuvent avoir un impact sur la qualité de vie, ne sont pas étudiés dans ces analyses.

« En dépit de ces réserves, Rothwell et coll. montrent de façon assez convaincante que l'aspirine semble réduire l'incidence du cancer et de la mortalité associée dans différents sous-groupes et pour différents types de cancers, avec apparemment un effet retardateur. Pour la plupart des individus, le rapport bénéfice risque de l'aspirine semble en faveur d'un effet anticancéreux de l'aspirine sur le long terme », soulignent les éditorialistes.

Ces derniers insistent, pour finir, sur la nécessité d'évaluer les effets des anti-inflammatoires non stéroïdiens autres que l'aspirine : « de nouvelles études cas-contrôles ont le potentiel de fournir rapidement des données sur ce sujet, avec une fiabilité raisonnable et un bon pouvoir statistique. »

Cet article a été originalement publié sur Medscape.com le 20 mars 2012; adapté par Aude Lecrubier.


Les trois études n'ont pas reçu de financements de l'industrie. Le Dr Rothwell a rapporté des liens d'intérêts avec AstraZeneca, Bayer, Boehringer Ingelheim, sanofi-aventis, Bristol-Myers Squibb, et Servier. Il a déclaré être membre du comité exécutif de l'essai ARRIVE. Le Coauteur Gerald R. Fowkes (Centre for Population Health Sciences, University of Edinburgh, Royaume-Uni), a reçu des financements pour ses recherches et des honoraires d'AstraZeneca, Bayer, sanofi-aventis, et Bristol-Myers Squibb. Le Dr. Chan a déclaré être consultant pour Bayer HealthCare et Millennium Pharmaceuticals. Le Dr Cook est un des investigateurs de l'étude WHS.
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