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 Les benzodiazépines moins prescrites mais souvent mal prescrites

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marie45310
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MessageSujet: Les benzodiazépines moins prescrites mais souvent mal prescrites   Sam 26 Juil - 0:12

Les benzodiazépines moins prescrites mais souvent mal prescrites
Aude Lecrubier


Saint-Denis, France - Dans un rapport d'expertise, l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) dresse l'état des lieux de la consommation des benzodiazépines en France et annonce sa volonté de continuer à renforcer le bon usage de ces médicaments.
L'agence constate que depuis 10 ans, la consommation des benzodiazépines se stabilise, voire diminue en France dans les indications «anxiété» et «insomnie».
« Nous sommes arrivés à l'étiage. Je ne sais pas si nous pourrons faire mieux car nous ne pourrons pas arrêter complètement la consommation des benzodiazépines », a commenté le Pr Michel Bourin, psychiatre au CHU de Nantes pour l'édition française de Medscape.
L'agence note cependant que l'hexagone reste un très gros consommateur : chaque année, un français sur cinq reçoit au moins une benzodiazépine ou une molécule apparentée. Ainsi, plus de 25 millions de sujets ont été exposés à une benzodiazépine entre mi-2006 et mi-2011. En 2010, 134 millions de boites de médicaments contenant des benzodiazépines ou apparentées ont été vendues en France (50,2% d'anxiolytiques et 37,6% d'hypnotiques) pour un chiffre d'affaires de 183 millions d'euros, soit 0,7% du montant total des ventes de médicaments en France.
En 2009, des données européennes plaçaient la France au deuxième rang des pays européens consommateurs d'anxiolytiques après le Portugal et d'hypnotiques après la Suède.  
« La forte consommation est encore le fait de beaucoup de malades bipolaires à qui sont prescrits des antidépresseurs et des benzodiazépines alors qu'ils devraient seulement recevoir un antidépresseur qui servirait d'anxiolytique », a souligné Michel Bourin.
Globalement, l'Afssaps ne remet pas en question l'intérêt thérapeutique de ces molécules pour de nombreux patients mais elle souhaite en renforcer le bon usage et limiter les risques liés à leur consommation et diminuer leur surconsommation.
« …les risques liés à leur usage persistent et l'existence d'un lien entre benzodiazépines et démence est en cours d'étude », a indiqué l'Afssaps dans son communiqué de presse [1].
Pour Michel Bourin, aucune donnée ne permet de répondre à cette question pour l'instant mais le rationnel n'est pas évident. « Il est difficile de savoir qui est la poule et qui est l'œuf ».
Devant le niveau élevé de consommation des benzodiazépines et les risques qui leur sont associés, les autorités sanitaires ont, depuis plusieurs années, mis en place des mesures (prescription sur ordonnance sécurisée ou indications restreintes pour certaines benzodiazépines, amélioration de l'information des professionnels de santé et des patients, surveillance sanitaire…).
Aujourd'hui, l'Afssaps publie un panorama de la consommation sur plusieurs années des 22 benzodiazépines commercialisées en France. Pour ce faire, un comité d'experts de l'agence a procédé à l'analyse des données de ventes et de remboursement de l'assurance maladie, des résultats d'études réalisées sur des populations particulières et des données provenant des systèmes de vigilance de l'Afssaps.
Léger ralentissement de la consommation dans l'anxiété et les troubles du sommeil
Le rapport d'expertise montre que la consommation des benzodiazépines indiquées soit dans le traitement de l'épilepsie, soit dans le traitement des contractures musculaires progresse et que compte tenu de leurs indications, ces médicaments ne sont pas toujours perçus comme des benzodiazépines.
Parallèlement, la consommation des benzodiazépines anxiolytiques a diminué en moyenne de 1,8% par an depuis 2002 et celle des benzodiazépines hypnotiques et apparentées est stable.
Pour Michel Bourin, la principale explication est que beaucoup de femmes d'un certain âge ont reçu des benzodiazépines au décès de leur mari et continué d'en prendre pendant des années, ce qui est moins le cas aujourd'hui.
Un patient sur cinq reçoit plusieurs benzodiazépines en même temps
Au total, 60 % des consommateurs de benzodiazépines sont des femmes et la consommation augmente avec l'âge.
Les principaux prescripteurs de benzodiazépines sont les médecins généralistes. « Il est normal que les généralistes soient les principaux prescripteurs de benzodiazépines car ces médicaments sont excellents dans l'anxiété réactionnelle, après la perte d'un travail, une rupture, ou un deuil. Pendant un ou deux mois, les benzodiazépines peuvent colmater les brèches mais pas au-delà. Ils agissent plus vite que les antidépresseurs pour traiter une anxiété en quelque jours plutôt qu'en quelques semaines » a souligné le psychiatre.
Le rapport indique que le temps de traitement médian est de 7 mois pour une benzodiazépine anxiolytique et hypnotique ou apparentée et qu'environ la moitié des sujets traités par une benzodiazépine anxiolytique et hypnotique le sont plus de 2 ans (avec ou sans interruption de traitement). Ces temps sont beaucoup plus longs que les durées maximales de prescription préconisées depuis 1991 qui sont limitées à 3 mois dans l'anxiété et à 1 mois dans l'insomnie.
Selon le Pr. Bourin, la prescription d'une benzodiazépine doit être courte. « Une benzodiazépine n'est plus efficace au bout de trois mois. Les benzodiazépines sont efficaces, surtout les hypnotiques, lorsqu'ils sont prescrits en discontinu ».
D'après le texte, 21,1 % des cas, le traitement par benzodiazépine est associé à un traitement antidépresseur et dans 4,9 % des cas, a un traitement antipsychotique.
A noter également que plus d'un patient sur cinq (21%) a reçu au moins une fois un traitement par plusieurs benzodiazépines en même temps.
Les problématiques associées aux benzodiazépines ne changent pas
Le rapport d'expertise rappelle que la consommation des benzodiazépines « expose à un certain nombre de risques bien identifiés comme des troubles de la mémoire et du comportement ». Il souligne que les risques sont « accrus chez le sujet âgé ». Et que « quel que soit l'âge, l'usage des benzodiazépines expose également à un risque d'abus et de dépendance psychique et physique, avec un syndrome de sevrage à l'arrêt du traitement ».
Encore, une fois, il note l'existence de prescriptions hors AMM pour certaines benzodiazépines : « C'est en particulier le cas du clonazépam, indiqué dans le traitement de l'épilepsie mais majoritairement prescrit dans d'autres indications, notamment la douleur, les troubles du sommeil, et les troubles anxieux ». Le texte signale aussi qu'il existe « une utilisation problématique des benzodiazépines avec un détournement et un usage abusif chez les toxicomanes ainsi qu'un risque d'usage criminel à des fins de soumission chimique ».
Enfin, il note que la consommation de benzodiazépines « augmente le risque d'accidents de la route ».
Poursuivre la recherche et les efforts d'encadrement des prescriptions
Si l'Afssaps concède que la consommation des benzodiazépines reste à un niveau élevé, elle précise que « ces résultats sont encourageants » en citant la diminution ou la stabilisation de la consommation de benzodiazépines pour les indications « anxiété » ou « insomnie ».
Toutefois, le rapport souligne « que le degré d'exposition élevé et persistant de la population française aux benzodiazépines et certaines études suggérant un possible lien entre leur consommation prolongée et la survenue de démences dont la maladie d'Alzheimer doit inciter non seulement à développer la surveillance et la recherche dans ce domaine mais aussi à modifier l'usage extensif fait de ces molécules en France, au demeurant nécessaires à la santé de nombreux patients ».
L'Afssaps a annoncé qu'elle souhaitait « renforcer les mesures déjà initiées afin de favoriser le bon usage des benzodiazépines, et en proposer de nouvelles ». A titre d'exemple, ces mesures pourront être d'ordre réglementaire afin d'encadrer d'une façon plus importante les conditions de prescription et de délivrance. Il pourrait également s'agir d'une réduction de la taille des conditionnements afin de les adapter à une durée de prescription courte.
En outre, les mesures d'information et de communication vers les professionnels de santé, notamment les généralistes, principaux prescripteurs et  le grand public seront poursuivies.
« Certains messages essentiels devront être rappelés comme, par exemple, la nécessité de « peser » la première prescription, de limiter les posologies, de limiter la prescription dans le temps, de ne pas associer plusieurs benzodiazépines entre elles et de réévaluer la pertinence du traitement régulièrement », indique le rapport.
En outre, l'Afssaps stipule que « les thérapeutiques non médicamenteuses comme la psychothérapie sont des alternatives qui doivent aussi être prises en compte ». Elle remarque également qu'il est important de renforcer la formation initiale et continue des médecins sur les psychotropes.
« Les benzodiazépines ne doivent pas être jetés aux orties, mais il faut les utiliser vraiment avec des durées de traitement courtes. Pour les sujets âgés, la mélatonine peut aider pour les troubles du sommeil », a conclu le Pr Bourin.
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